Randonnées

S’habiller efficacement

Note: cet article a été écrit en 2015. Aujourd’hui, je sais que ces vêtements faits de tissus hyper techniques ont un impact écologique non négligeable. Si mes achats étaient à refaire, je n’ai aucune idée de ce que j’achèterais, parce que je ne connais pas vraiment d’alternative écolo à ces tissus… Cela vaut le coup de se renseigner avant d’acheter, et surtout, de garder aussi longtemps que possible les vêtements que l’on achète, pour limiter la pollution !

Le système des 3 couches


L’idée, c’est d’évacuer la vapeur d’eau dégagée par le corps lors de l’effort vers l’extérieur, tout en arrêtant le froid, le vent et la pluie grâce à des couches adaptées
.

Lorsqu’on commence à pratiquer une ou plusieurs activités de pleine nature, arrive toujours la phase où, debout devant son armoire, on se demande « qu’est-ce que je dois mettre ? ».

On déniche un vieux t-shirt en coton, un pull en laine, un poncho de pluie, un jogging et de vieilles baskets. Et une fois sur le terrain, non seulement on en bave physiquement, mais en plus on se rend compte que notre tenue est loin d’être idéale : on transpire, nos vêtements sont trempés, puis on a froid… Bref, y’a rien qui va.

Perso, c’est ce qui m’est arrivé à mes débuts, et je suis vite arrivée à la conclusion qu’en baver physiquement était bien suffisant comme ça, et qu’il fallait donc que je résolve ce souci de vêtement. Je me suis donc rendue dans le magasin spécialisé le plus proche, et devant le choix considérable de vêtement proposés, aux publicités toutes aussi aguicheuses les unes que les autres, je me suis dit qu’il était hors de question de :

1/ tout acheter 2/ dépenser de l’argent inutilement, vu le prix que ça pouvait coûter.

J’ai donc passé un petit peu de temps à fouiller internet, pour comprendre COMMENT m’habiller, et avec QUOI.

Il existe une multitude d’articles très détaillés sur les vêtements de montagne, certains très complexes, d’autres tout simplement trop longs et nombreux pour ceux qui n’ont pas des masses de temps à consacrer à la lecture d’articles.

Je vous explique donc ici, avec mes mots à moi, ce que j’ai retenu globalement de ces recherches, pour que vous puissiez comprendre les achats que vous faites, sans vous noyer dans l’info.

1. S’habiller efficacement : ni trop, ni trop peu.

Pour être SÛR de ne pas se planter en s’habillant, le « système des 3 couches » est infaillible, et très simple à comprendre : Après avoir enfilé ses sous-vêtements confortables habituels, on entame la « technique de l’oignon » :

1.1. La première couche, dite « sous-vêtements techniques »

 

C’est la couche que vous allez avoir au contact de votre peau.

Objectif : Laisser passer la vapeur d’eau que vous allez dégager en plein effort, sans (trop) l’absorber dans ses fibres. Car si la vapeur d’eau est retenue dans les fibres de cette première couche, vous allez rester humide : au mieux vous aurez un sale sentiment d’inconfort, au pire, vous allez vous cailler. Cette couche doit donc être hyper RESPIRANTE, c’est à dire : laisser passer la vapeur d’eau au maximum.

Comment la choisir : On oublie le coton, qui est le roi pour absorber l’humidité. Il existe une foule de « sous- vêtements techniques », à tous les prix, et de toutes les matières : fibres synthétiques, laine fine… En été, on préfère la forme « t-shirt », le reste du temps on préfère la forme « manches longues ». Attention à la forme « débardeur » avec le port du sac, la gêne due aux coutures peut être handicapante.

Je ne saurais vous faire un comparatif de plusieurs sous-vêtements, vu que je n’en n’ai pas testé des mille et des cent, mais voilà mes choix commentés :

Buste :

  • T-shirt en laine de mérinos : bien que ce soit de la laine, cette matière peut être fine et légère. Lorsqu’on transpire, le tshirt se mouille, mais sèche très rapidement, et même le t-shirt trempé, on ne le sent pas, on n’a pas froid, le contrôle des odeurs est tout à fait respectable sur quelques jours, et c’est très confortable à porter. Pour les rando estivales, la laine de mérinos m’a conquise. (Exemple de marque : Icebreaker)

  • Le manche-longue en technologie Céramiq : tout est incroyable dans cette matière, à mon sens c’est un « must-have » : on ne sent même pas qu’on a transpiré tellement le vêtement est respirant, même après plusieurs jours d’utilisation ça ne pue pas, et la petite surprise, c’est de constater que, même si ce vêtement n’est pas fait pour apporter de la chaleur, il capte incroyablement bien les petits rayons de soleil et vos propres infrarouges pour apporter une régulation thermique très fine mais bien présente. Près du corps mais pas compressif, il est très agréable à porter. La respirabilité du Céramiq est incroyable, mais en été je préfère quand même porter un t-shirt de coupe plus « ample » que le céramiq, qui est près du corps. Je réserve le Céramiq aux températures qui nécessitent une seconde couche. (Marque Céramiq)

Jambes :

  • Encore une fois, le collant en céramiq est mon « must-have » pour les activités estivales et hivernales. (Marque Céramiq)

Pieds :

  • Ici encore, j’ai adopté la laine de mérinos / la technologie Céramiq. Bonne régulation thermique et respirabilité (pas de sensation de « macérer » dans ses chaussettes même en rando sous le cagnard estival), et surtout bonne régulation des odeurs sur plusieurs jours. (Mes chaussettes : Womens Hike+ Lite Crew de Icebreaker; Ski plus mid de ICEBREAKER; PHD ski medium pattern de SMARTWOOL; Galactique céramique de chez THYO)

A vous de vous faire votre expérience concernant cette première couche, mais n’oubliez pas le mot d’ordre : RESPIRABILITE !

1.2. Deuxième couche, dite « couche de chaleur »

Objectif : C’est cette couche qui est censée garder un cocon d’air chaud autour de vous. Ce n’est pas le tissu en lui-même qui va « créer » de la chaleur, mais ce qui va vous donner chaud, c’est la couche d’air emprisonnée autour de vous qui va progressivement se réchauffer et vous tenir chaud.

Comment la choisir : On la prend pas trop moulante pour qu’un cocon d’air puisse se créer, mais aussi pour pouvoir les superposer (valable pour les couches les plus épaisses, qu’il peut être utile de superposer à une couche plus fine). Concernant les matières, là encore, entre le duvet, la polaire, et les autres fibres synthétiques, c’est un peu difficile de faire son choix.

Ce que j’ai retenu de mes achats :

  • La doudoune :

    * Avantages : l’apport de chaleur peut être bien plus important qu’avec une polaire (il en existe des fines pour quand il ne fait pas trop froid, et on peut aller jusqu’à du méga-gros pour les grands froids). De plus, c’est très compressible : idéal pour ne pas prendre trop de place dans le sac.

    * Inconvénients : Zéro respirabilité. Si on transpire, c’est foutu : effet sauna garanti. De plus, une fois mouillée, la doudoune ne sert plus à rien (attention à la pluie ou à la transpiration excessive). Elle est de plus très compliquée à laver sans l’abimer.

    * Utilisation : La doudoune est très bien pour les phases post-effort, ou quand on est statique (au bivouac le soir, au relais en montagne…). Bref, à utiliser lorsqu’on n’a pas besoin d’évacuer de la vapeur d’eau !

    * Mes doudounes : Doudoune Quince Pro de THE NORTH FACE, adaptée aux petits frais estivaux, ou à porter en dessous d’un manteau plus chaud en hiver; Doudoune VALANDRE « Bering », une protection au froid exceptionnelle (limite -35°C). Elle est de plus imperméable (ce qui l’a sauvée d’un renversage de gourde !!), ce qui en fait aussi une 3eme couche.

  • La polaire :

    * Avantages : plus facile d’entretien, et il en existe des respirantes, idéales pour les phases 
    d’effort.

    * Inconvénients : moins compressible que la doudoune, et pour les grands froids en statique ça tient quand même moins chaud qu’une bonne doudoune.

    * Utilisation : Pour l’effort dans le frais/froid. La micropolaire (la polaire fine quoi) pour les petits froids, la polaire plus épaisse, voire « poilue », pour les plus grands froids.

    * Mes polaires : Polaire Grizzly de MILLET (Comme son nom l’indique, cette polaire est… poilue. L’avantage de ces « poils », c’est qu’ils sont là pour créer une couche d’air qui isolera votre corps du froid. L’avantage de cette polaire est qu’elle est constituée d’un tissu différent (non poilu et aéré) au niveau des dessous de bras : ces portions de tissu permettent une meilleure ventilation lors de l’effort. J’aime beaucoup cette polaire, de par son côté tout doux mais aussi son aspect technique.); Polaire Hakkoda grid de MILLET (Micro-polaire pour les phases d’effort ou les temps juste un peu frais. Cette polaire joue merveilleusement bien son rôle pour la chaleur et la respirabilité. En plus du tissu en « carreau » (les tout petits carreaux ajoutent en respirabilité), on retrouve le même tissu aéré sous les dessous de bras que pour la polaire grizzly. Je ne regrette pas l’investissement de marque pour ces polaires parfaitement adaptées à l’effort.)

Remarque : Je ne me suis cassé la tête pour choisir cette seconde couche que pour le buste. Pour les jambes, je n’ai pas encore trouvé de raisons d’investir dans autre chose que mon habituel « jogging » bon marché plus ou moins fin qui couvre simplement le collant moulant de la première couche.

1.3. La troisième couche, dite « couche de protection »

Objectif : Nous protéger contre les éléments extérieurs : pluie, vent… Elle doit impérativement être respirante : cela ne sert à rien d’avoir des sous-couches respirantes pour finalement bloquer la vapeur d’eau au niveau de la 3eme couche !

Comment la choisir : Concernant la taille, ne la prenez pas trop moulante. Pensez qu’il faudra pouvoir mettre une grosse polaire ou doudoune en dessous tout en n’étant pas compressé. Prenez-la assez longue pour vous couvrir le bas du buste, c’est très désagréable d’avoir le ventre à l’air quand on lève les bras !

Ensuite, il faut faire jouer le couple « imperméabilité » et « respirabilité ».

  • L’imperméabilité est le plus souvent donnée en mm ou Schmerber (1mm = 1 Schmerber). Même si l’imperméabilité devient bonne à partir de 10 000 mm, j’ai préféré placer mon « curseur de confiance » à 20 000 mm : selon la pratique, les conditions météo et le temps passé sous l’averse ou la neige, j’estime pouvoir faire confiance les yeux fermés à ma veste imperméable à partir de 20 000 mm.
  • La respirabilité est toujours aussi fondamentale que pour la première couche. Elle est donnée en g/m2/24h (ce chiffre n’est donné que pour les 3ème couches). Elle devient bonne à partir de 10 000, mais là aussi j’ai placé mon curseur de confort à 20 000.

Il est difficile d’avoir un couple « respirabilité/imperméabilité » idéal, car ils sont un peu antagonistes. Cela dit, les vêtements « 20000/20000 » sont loin d’être rares !

Attention aux vêtements dits « étanches » : ils ne sont pas DU TOUT respirants, et c’est l’effet sauna garanti!

Que faire si aucune indication chiffrée de ce genre n’est donnée sur l’étiquette ? Regardez sur internet, et si l’info ne figure nulle part, perso, je n’achète pas. Tout simplement car il est très facile de se tromper : une membrane peut sembler bien imperméable et ne pas l’être assez pour vous protéger sous une averse de longue durée.

Certains noms de membranes sont assez connus pour pouvoir leur faire confiance sans avoir d’indication chiffrée sur l’étiquette. Je pense par exemple à la membrane « Gore-Tex » …

Doublée ou non doublée ? Selon les saisons ou l’intensité de la pratique :

  • Temps peu froid, ou pour la pratique intensive : On choisit une veste coupe-vent et imperméable mais pas doublée
  • Temps froid et pratique moins intensive : On peut choisir sa veste doublée, comme une veste de ski. Les doublages synthétiques sont les plus fréquents et les plus faciles d’entretien (comparé au duvet) : doublage Primaloft ou Thinsulate par exemple.

Mes choix :

* Buste : Pour éviter de multiplier les achats, j’ai choisi une 3eme couche d’hiver utilisable pour le ski et en ville. Une veste 20000/28000 pour l’effort et l’imperméabilité à toute épreuve, de couleur sobre pour s’accorder avec l’ambiance urbaine, et accessoirisée pour le ski (poche pour le forfait, jupe pare-neige et capuche amovibles…). Malgré la doublure, cette veste n’est pas aussi chaude qu’un gros manteau de ville en doudoune, il faut donc que je mise sur une seconde couche efficace lorsque je ne suis pas au ski. Mais au moins je ne multiplie pas les manteaux dans l’armoire et j’ai une totale confiance sous la pluie.

* Ma veste : Heli Gravity Jacket de PEAK PERFORMANCE : Difficile de trouver une veste de ski au rayon femme qui couple mes exigences techniques et mes exigences de sobriété… J’ai finalement trouvé cette veste, 20 000/28 000 pour le couple respirabilité/imperméabilité, avec doublure en Thermocool et aérations sous les bras : pas de sensation de « trop chaud » ou « trop humide », et zéro défaut de confiance sous la pluie ou la neige. Capuche très grande pour porter son casque en dessous, mais avec des cordons de serrage pour bien l’adapter à sa tête sans casque. Le col remonte bien haut, les poignets sont resserables, la veste descend jusqu’aux fesses, et la jupe pare-neige est même raccordable avec le pantalon, pour éviter de se retrouver avec de la neige dans le slip ! Bref, comme qui dirait, « c’est de la bonne came ! »

* Jambes : j’ai aussi préféré miser sur une imperméabilité de 28 000 mm : étant souvent assise (sur les télésièges ou les fesses dans la neige après une chute…), la pression exercée sur le tissu est plus forte que sur la veste : l’eau à plus tendance à passer au travers. J’ai donc placé mon « curseur de confiance » à 28 000 mm.

* Mon pantalon : Heli Gravity de PEAK PERFORMANCE. La perfection. Déjà au toucher, la matière est incroyablement douce et confortable à porter. Puis en performances techniques : membrane Gore-Tex donc imperméabilité 28000, respirabilité au top, Zip d’aération très utiles, taille haute pour éviter la neige… Il n’y a pas à dire, j’étais plus que ravie de mon investissement quand j’entendais les autres skieurs se plaindre de l’effet « cul mouillé » ou « manteau humide », dû à une imperméabilité insuffisante…

2. Mixer intelligemment ces couches

Le « système des 3 couches » est un concept à comprendre pour ensuite pouvoir jongler avec selon les situations.

Par exemple :

  • En été ou en effort intensif, la première couche se suffit à elle seule
  • Dès que les températures baissent un peu mais que la météo est clémente (pas de vent glacé ni pluie), on enfile la polaire ou la doudoune (si on est statique)
  • Si la météo est peu clémente mais que les températures sont assez douces ou que l’effort est assez intense, on peut se contenter de la première couche et de la troisième couche…

Ensuite, il existe des vêtements un peu « hybrides » :

Exemple des « softshell »

Les softshell mélangent les qualités d’une polaire et d’un coupe-vent :

  • Elles protègent du vent, contrairement à la polaire, tout en n’étant pas imperméable (certaines sont un peu déperlantes, ce qui permet de rester un peu sous une pluie fine).
  • On gagne en chaleur par rapport à une polaire lorsqu’on est sous le vent et on gagne en respirabilité par rapport à une 3eme couche vu qu’on n’a pas de membrane imperméable.
  • Elle se situe donc entre la 2eme et 3eme couche.

Utilité : Typiquement, dans les situations ou vous aurez du vent mais pas (ou très peu) de pluie. Quand on n’a pas envie de s’encombrer de trop de couches dans le sac : une couche efficace au lieu de 2 trop étouffantes dans cette situation.

Ma veste : Softshell Adze Hoody de Patagonia. Une protection au vent sans faille. La capuche est bien couvrante, le col se ferme jusqu’au menton. Les poignets se resserrent. Seul bémol, dès que le vent ne souffle plus, j’ai vite chaud : la respirabilité n’est pas aussi bonne qu’une polaire fine qui aurait la même épaisseur. Peut-être à cause de sa membrane déperlante ? Un softshell non déperlant, d’aspect un peu plus « pull » serait-il plus respirant ? A tester, selon ses priorités : protéger de la petite pluie ou être respirant.

3) Protéger ses extrémités

 

3.1. Tête

En été : Indispensable sous le soleil, à vous de préférer le chapeau de paille ou la casquette

En hiver : Une énorme partie de votre chaleur corporelle s’échappe par la tête. Pas la peine d’être couvert comme un oignon si vous avez la tête nue ! Pas de choix spécialement technique pour le bonnet, faites juste attention à disposer d’une couche imperméable pour protéger votre bonnet de la pluie.

3.2. Nez et cou

Rien de plus désagréable que le petit courant d’air glacé qui s’infiltre par le col et qui gèle le nez.

Pour les pratiques actives, préférez le tour de cou, plus facile à enfiler et moins encombrant qu’une écharpe. En tissu fin ou en polaire, il en existe de toutes les sortes et de toutes les couleurs pour toutes les situations.

Le masque de neige est à mes yeux bien mieux qu’un tour de cou pour protéger le visage du vent et de la neige : sa forme est adaptée à la couverture du nez sans gêner les yeux, le masque remonte sur les joues et les oreilles, et dispose d’ouvertures pour faciliter la respiration et limiter la condensation. Son seul bémol, c’est qu’il ne couvre pas assez la nuque à mon goût.

 Je conseille un masque pas trop « rigide ». Le mien est entièrement en polaire et c’est bien plus confortable à porter !

3.3. Mains

Il faut au moins en avoir deux paires : une un peu fine, dans l’idéal coupe-vent, et une épaisse coupe-vent et imperméable.

J’insiste sur le côté coupe-vent car le vent se ressent à travers les gants, et ceux-ci deviennent quasi-inutiles ! A mes yeux, la laine est loin d’être la matière idéale pour des gants : pas du tout coupe-vent, s’humidifie trop rapidement… Pour un usage polyvalent dans les situations (beau temps, vent…), préférez d’autres matières que la laine.

Aux gants d’hivers épais et imperméables on peut ajouter en dessous une paire de sous-gants, fine et en soie (par exemple), pour gagner quelques degrés.

Mes gants :

  • Gants céramiq de RACER : Céramiq + RACER = combo gagnant. Très bonne protection au froid modéré, léger effet windstopper, hyper confortables…
  • Gants Explore de RACER : Encore un combo gagnant, avec un doublage en primaloft. Ils étaient un peu limites en phase statique dans le grand nord, mais au ski ils sont parfaits, même pour mes mains facilement froides !
  • Moufle expédition de RACER : Protection sans faille lors de notre expédition au Spitzberg ! Il s’agit d’une moufle hyper épaisse sur laquelle on peut rajouter une surprotection en Gore- Tex.

3.4. Bonus : Mes chaussures de rando

Je ne vais pas vous détailler cette partie, tout simplement parce que je ne me suis jamais vraiment renseignée en profondeur sur la méthode de choix de ses chaussures de rando…
Je vais donc juste vous donner les modèles de mes chaussures, au cas où ça vous inspire 🙂

Mes baskets : Je voulais des chaussures plus légères que des grosses godasses de rando montantes. Mais des baskets qui accrochent, pour pouvoir quand même crapahuter en montagne sans problème. Je me suis donc orientée vers les baskets de trail. Je suis arrivée la bouche en coeur chez le vendeur de basket, il a bien vu que je n’y connaissais rien et m’a  orienté vers les Cascadia de chez Brooks. J’ai failli faire une crise cardiaque en voyant l’horrible couleur, mais il n’y avait que ça… Et couleur mise à part, elles sont vraiment top ! Très bonne accroche, super légère et aérées… Je valide!

Mes chaussures de rando : Pour les rando où j’ai besoin d’une meilleure tenue du pied, une semelle plus épaisse, et une certains impermeabilité, je me suis orientée naturellement vers les chaussures de rando à tige montante (=qui monte jusqu’à la cheville). J’avais fait le GR20 avec une paire assez simple de chez décahtlon, donc je suis restée chez eux pour ma nouvelle paire une fois mon ancienne décédée. Je n’ai jamais été déçue de mes chaussures : les Forclaz Trek 100

4. Conclusion

En sachant tout cela, méfiez-vous des publicités aguicheuses et des vendeurs trop convaincants, et fiez-vous plutôt aux chiffres, au toucher… et aux avis des autres consommateurs. Préférez l’achat en boutique plutôt que sur internet : pour se rendre compte de la respirabilité d’une polaire rien ne vaut une observation visuelle par exemple.

A vous de vous faire vos propres expériences, vos propres recherches, et de placer vos « curseurs de confiances » selon vos besoins et vos pratiques.

Enfin, en ayant compris ce concept des « 3 couches », et surtout en choisissant minutieusement vos couches et les matières (respirabilité, n’oubliez pas !), vous ne pouvez qu’être bien ! Mixer les couches, les superposer, tout est bon pour s’adapter à la situation. Débarrassés des galères vestimentaires, vous pourrez vous consacrer à votre pratique sans gêne !

Si vous voulez approfondir certains sujets, allez faire un tour sur le site « Randonner-malin« , une vraie bible en ce qui concerne l’équipement !

2 réflexions au sujet de “S’habiller efficacement”

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