Voyages

Île de la Réunion

Encore une histoire qui commence sur un coup de tête.

 Une histoire qui commence le 1er juin 2016, par un œil morne lancé vers mon poster du cirque de Mafate, situé sur l’île de la Réunion, tandis que je me dis que j’ai vraiment besoin de partir en voyage.

 Dans un geste irréfléchi, je consulte mon compte en banque, et le prix des billets d’avion. Le lendemain, mes billets étaient pris pour l’Aéroport de Saint-Denis : sans trop savoir ce qui m’avait pris, me voilà avec sur mon écran d’ordinateur la promesse d’un mois d’octobre entier passé sous les cocotiers réunionnais…

Bon, l’idée ne sortait pas de nulle part. J’ai passé mes 3 ans de classe prépa bio avec une réunionnaise, qui est vite devenue une excellente amie. Ça faisait quelques temps que son invitation pour la rejoindre un jour sur son île était resté en suspens, attendant simplement le jour où l’occasion se présenterait.

Le 28 septembre, soit 2 jours seulement après avoir obtenu le diplôme qui clôturait ma vie d’étudiante, j’étais en train de boucler ma valise remplie de tong, de shorts, de maillots de bain et de crème solaire. Je laissais les métropolitains entrer doucement dans l’automne, tandis que j’allais accueillir l’été dans l’hémisphère sud.

Octobre est un des meilleurs mois pour aller découvrir La Réunion : les températures commencent à augmenter progressivement à la sortie de « l’hiver » et l’humidité n’est pas encore insupportable, bref, l’idéal pour s’activer un peu sans se transformer en flaque de sueur.

C’était la première fois que je partais si loin de chez moi en solo, et surtout si longtemps. Mais je n’appréhendais pas tant que ça, vu que je savais que je ne serais pas seule au monde une fois sur place, et le fait que la langue et la monnaie soit la même me rassurait quand même pas mal. Rien ne s’annonçait compliqué, à part choisir au quotidien entre faire la sieste sur le sable chaud ou bien aller faire une activité sympa.

Je pensais qu’un mois serait relativement long. J’avais presque peur de finir par m’ennuyer au bout de 2-3 semaines. Mais au final, ces 4 semaines sont passées aussi vite qu’une semaine. Cette durée est idéale pour avoir le temps de faire et de voir la majorité des choses, sans pour autant courir d’un bout à l’autre de l’île tous les jours non-stop.

4 semaines, c’est l’idéal pour avoir de VRAIES vacances, de découverte ET de repos.

J’ai eu la chance énormissime d’être adorablement accueillie chez et par la famille de mon amie Nola. Rien de plus parfait que de pouvoir vivre chez des gens du coin, pour être entièrement immergée dans la culture réunionnaise : nourriture incroyable, conseils précieux, et surtout l’impression de vraiment découvrir La Réunion, presque comme une locale ^^

Fidèle à mon habitude, j’ai réalisé la majorité de mes déplacements en utilisant le bus. Le réseau est pas trop mal développé, et malgré 1 ou 2 mésaventures dues à ma méconnaissance du fonctionnement du bus réunionnais (genre faire 2h de bus, attendre 1h30 avant de faire un changement de ligne, pour finalement me retrouver face au conducteur qui me dit « désolée mademoiselle, mais le bus est complet maintenant »….), je m’en suis royalement bien sortie tout au long de mon séjour.

Entre mes siestes sur la plage, mes balades au volcan et dans les cirques avec Nola, mes safaris dauphins, ma visite du centre de soin pour tortues marines, mes goinfrages à coup de bouchons, samoussas et cari, mes relaxations devant le fantastique spectacle des cascades d’eau entourées de locaux venus passer un après-midi en famille, les fins de journée passées à admirer des couchers de soleils si saisissants qu’on doute pouvoir s’en lasser un jour,… j’ai pu faire quelques trucs encore plus inédits.

Un survol de l’île en ULM…

Ma première en VTT de descente au travers des champs de cannes à sucre…

La découverte d’anciens tunnels de lave, aujourd’hui à ciel ouvert, et qui font le bonheur des pratiquants de canyon…

Et surtout, quelques jours passés en compagnie de chouettes musiciens sud-africains (Azania Band, groupe de musique reggae) et de James Mangé, célèbre résistant de l’apartheid qui a passé de (trop) longues années dans les couloirs de la mort, en compagnie de Nelson Mandela. Pour sûr des rencontres qui restent gravées, inoubliables.

Lors du départ, si j’ai été triste de laisser derrière mois les superbes paysages que composent l’île de la Réunion, c’est surtout les adorables personnes rencontrées sur place que j’ai eu le plus de mal à quitter.

Par contre, mon bronzage, lui, n’a eu aucun mal à déserter ma peau, quelques jours à peine après mon retour sur le sol métropolitain !!!!

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