A propos

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« Le succès, c’est d’avoir le temps de faire ce que l’on aime »

Je m’appelle Emmanuelle Vernay. A 27 ans, mon parcours est volontairement sinueux, ma vie volontairement hors schéma. J’aime explorer concrètement mes envies diverses et variées, et me servir de ces expériences pour approfondir la connaissance que j’ai de moi même et du monde. Si je devais expliquer ce que je fais de ma vie en une phrase, je dirais que je m’immerge dans des univers aussi différents que possible, pour assouvir ma curiosité, développer mon adaptabilité et cultiver ma tolérance.

Mon parcours :

Après mon école d’ingénieurs et 9 mois de service civique, je suis passée par l’inévitable case « dépression« . La fameuse dépression de la génération Y en manque de sens, perdue entre ses aspirations personnelles qu’elle a du mal à connaître et les pressions sociétales trop bruyantes. Heureusement courte, cette phase m’a permis de m’engager dans profonde réflexion existentielle.

Je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie, mais je savais que ce n’était certainement pas rester dans un bureau avec un travail vide d’intérêt et dans lequel je ne m’exprime pas pleinement. A quoi bon « gagner sa vie » si c’est pour avoir le sentiment de l’avoir perdue au moment de mourir ?

Je suis quelqu’un ayant vitalement besoin d’apprendre en permanence, et je n’ai pas peur de l’aventure. J’ai donc pris mes cliques et mes claques, et je suis partie explorer le monde à la recherche de ma place.

Je ne sais absolument pas sur quoi va aboutir ce voyage personnel. Il n’a même sûrement pas de fin, et c’est tant mieux. Comme le chante La Rue Kétanou, « je ne sais pas où je vais, oh ça je ne l’ai jamais bien su. Mais si jamais le je savais, je crois bien que je n’irais plus » 🙂

J’ai commencé par aller au Canada, pour travailler pendant 2 mois dans une entreprise touristique de balades en traîneaux à chiens. Rien de mieux qu’un travail physique, au contact de la nature et dans une équipe formidable pour se reconnecter à soi-même, reprendre confiance en soi et redonner du sens à son quotidien.

Après ça, je suis rentrée chez mes parents à Paris, pour faire un gros tri dans mes affaires et réapprendre à m’écouter. L’objectif était de minimaliser mes possessions et vider mon emploi du temps pour apprendre à me détacher de la pression sociale du « travail à tout prix ». Je voulais apprendre à me poser la question « de quoi as-tu personnellement envie, là tout de suite ? ». J’ai pris le temps de me remettre au dessin, de lire des livres de développement personnel, de me documenter sur les modes de vie alternatifs…

Puis est venu le jour où j’ai eu envie de tester la vie de digital nomade. Savoir si une vie faite de voyages et de découvertes, sans attaches et résumée à la simplicité de la liberté, allait me convenir. Au fond, c’était peut être ça qu’il me fallait pour trouver ma place d’électron libre ? Je suis donc partie en Espagne avec mon sac à dos et zéro programme.

Ce voyage en solo m’a aidée à encore plus me connaître, et à conclure que non, ma place ne se trouvait pas dans l’instabilité. J’ai eu un instant l’impression que j’aspirais à avoir mon chez moi, un « QG » construit à mon image : simple, écologique, naturel, autonome, lieu de ressourcement et d’apprentissage.

Sur la fin de mon voyage en Espagne, le destin a mis sur mon chemin une annonce provenant d’une inconnue enceinte qui avait besoin d’aide dans son quotidien, dans le cœur sauvage des Hautes-Alpes, le Queyras. Cette expérience s’est transformée en belle amitié, et m’a permis d’élaborer une nouvelle idée de projet de vie.

Mais si les Hautes-Alpes sont une région que j’apprécie particulièrement, je n’ai pas sentie que ma place de vie était là-bas. Je suis donc repartie en quête du lieu qui me ferait me sentir chez moi. Peut-être la Corse, une autre région de cœur ?

J’ai commencé mon aventure corse par des WWOOFing (aide au jardin ou à la ferme contre gite et couvert), et je me suis tellement sentie bien en Corse que j’ai vraiment failli m’y installer. Mais au moment de faire les démarches pour me trouver un logement sédentaire, ma petite voix intérieure m’a sonné l’alerte. Non, la sédentarisation n’est pas (encore ?) pour moi. Je n’ai pas fini. Pas fini d’explorer le monde et ses possibilités, pas fini de m’explorer moi-même à travers la diversité.

Me revoilà donc partie. Avec comme seule feuille de route la conscience que le moment est venu de me créer ma propre vraie activité professionnelle via l’entrepreneuriat… affaire à suivre 🙂